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Aspects forestiers du Parc

Le patrimoine forestier du Parc concerne plus de la moitié du territoire de la zone protégée. Les deux tiers de ce patrimoine sont composés des bois et la partie restante des formations d’arbrisseaux.

La forêt tempérée décidue est prédominante et elle se présente dans beaucoup de formes: hêtraies, bois de chênes verts, chênaies de chêne pubescent (Quercus pubescens), forêts de charme-houblon et de frêne à fleurs, formations hygrophiles des rives, auxquelles s’ajoute un seul peuplement relique du bouleau verruqueux (Betula pendula). La composante sempervirente, au contraire, est composée de forêts de pin de montagne, forêts de pin noir autochtone (Pinus nigra var. italica), reboisements de différentes conifères, formations de genévriers et de bois de chênes verts qui poussent sur les terrains les plus escarpés des altitudes plus basses.

Le type physionomique le plus commun est l’hêtraie, qui occupe presque 30% du territoire du Parc. Elle pousse dans la zone de montagne, entre 1000 et 1800 m d’altitude. Plus en bas on trouve les chênaies et les bois mixtes de thermophiles à feuilles caduques ; plus en haut, jusqu’à 2300-2400 m, on trouve les formations d’arbrisseaux subalpines, c’est-à-dire des formations à port prostré de pin de montagne (Pinus mugo), genévrier nain (Juniperus communis var. saxatilis) ou de raisin d’ours commun (Arctostaphylos uva-ursi).

La population de pin de montage de la Majella, la plus vaste de tout l’Apennin, a une importance considérable d’un point de vue de la biogéographie et de la conservation, parce que il s’agit d’une espèce rare qui dans les Abruzzes a sa limite méridionale de distribution. L’Érable de Lobel (Acer lobelii), une espèce d’arbre endémique liée aux hêtraies, au contraire, a sa limite septentrionale, exactement dans le Parc, le long du versant de la mer Adriatique.

L’utilisation intense des ressources naturelles, pendant les siècles passés, a réduit l’extension ainsi que la complexité de la structure et de la fonction de la forêt qui, en général, se trouve en un état très différent de celui des vraies phytocénoses naturelles. Toutefois, pendant les dernières décennies, le bois a récupéré de la surface et de la structure et on peut tranquillement affirmer que ce territoire, pendant le dernier siècle, n’a jamais été si recouvert de bois comme aujourd’hui. Tout cela est due, d’un côté, au déclin des activités agro-pastorales à partir de la fin de la Seconde Guerre Mondiale qui a provoqué des processus dynamiques au sein de la végétation, de l’autre à la gestion forestière de la zone protégée qui, selon ce que prévoit le Plan du Parc, vise à la redécouverte de la naturalité de ces formations.

Dans le Parc on trouve aussi des aspects de forêt vétuste, caractérisés par la présence d’individus d’arbre de dimensions considérables et très riches en bois mort ainsi que par une grande diversité d’espèces. Le Bois de Sant’Antonio, à Pescocostanzo, et des portions d’hêtraie dans les territoires de Palena et de Pizzoferrato sont des exemples.          

Image de la forêt de la "Valle dell'Orfento"
Image de la forêt de hêtres, de Lama Bianca
Image du genévrier commun
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